Cabaret de la résistance

18 septembre 2020

« Trouver la force de résister par les mots, dans les mots, avec les mots »
- Olivier Kemeid

Théâtre
sur un mur

À partir du 18 septembre 2020

« La crise que nous traversons pose, à mes yeux, la très belle question du lien, du liant, du contact, dont nous avons toutes et tous le sentiment d’être privé·e·s. »
– Evelyne de la Chenelière

M’appelle Mohamed Ali

24 + 25 septembre 2020

« Mourir de racisme c’est notre crainte à tous et à toutes. Nous avons ressenti l’urgence de libérer notre parole, que notre parole soit entendue. »
– Tatiana Zinga Botao

Lettres d'une Africaine

1er → 3 octobre 2020

« Nous, femmes noires, allons nous approprier l’espace et parler sans censure de notre stigmatisation mais dans une perspective lumineuse… »
– Tatiana Zinga Botao

Océans

8 → 10 octobre 2020

Grand amoureux des mots et de la littérature, James Hyndman se questionne sur la solitude ainsi que sur les mots qui surgissent et se répandent pour combler la distance qui nous sépare.

Vers solitaire

30 octobre → 14 novembre 2020

Déambulation sonore : du Théâtre de Quat’Sous jusqu’au cœur du centre-ville, une expérience de théâtre solitaire dans des lieux inusités.

À quelle heure on est mort ?

29 octobre → 7 novembre 2020

Le théâtre en ruines, une recomposition d’un moment de théâtre à partir des décombres… de ce que ces morceaux épars disent de nous, du temps qui passe, de ce qui nous attend.

L'invention de la solitude

12 + 14 novembre 2020

Ouvrage inaugural de Paul Auster, une fable du moi qui se construit d’une page à l’autre, en même temps que l’auteur propose une vaste méditation sur l’absence et la mémoire.

Zéro

24 novembre → 5 décembre 2020

De l’Iran au Québec, l’irrésistible envie de faire table rase.

Annulation des représentations jusqu'à nouvel ordre.

→ Si vous avez fait l'achat de billets pour l'une de ces représentations vous pouvez contacter la billetterie par courriel ou par téléphone afin que nous puissions procéder au remboursement de vos billets.

Crédit photo : Marie-Andrée Lemire

Cher public,

Et voilà, c’est reparti. Depuis le 30 septembre dernier, toutes les salles de spectacle du Québec ont fermé par ordonnance du gouvernement québécois. Tout recommence: le vide, l’angoisse, le report, l’annulation. Nous avons eu à peine le temps de rencontrer notre public à nouveau: lors de l’ouverture du Festival international de la littérature (FIL) avec Le Cabaret de la Résistance, lors de la lecture de M’appelle Mohamed Ali de Dieudonné Niangouna avec nos amis de La Sentinelle.

Est-ce que cela en valait la peine? Oui, mille fois oui. Nous n’avons pas abandonné notre public. Nous avons fait travailler des artistes. Nous avons prouvé que nous pouvions mettre en place les mesures sanitaires et faire du théâtre en temps de pandémie. Le 24 septembre dernier, toute la salle est restée pour assister à la discussion avec les comédiens et Aly Ndiaye, alias Webster, historien et rappeur. Ce fut une soirée bouleversante, importante. Preuve s’il en faut que la force du théâtre ne résidera jamais dans le nombre, mais dans la profondeur de l’échange. Si c’était à refaire, nous le referions dès demain.

Et maintenant?
La salle de spectacle est fermée, mais nous pouvons maintenir la salle de répétition ouverte. Ce n’est pas rien, et c’est une différence majeure avec le début du confinement en mars.

Rien ne sera perdu des répétitions, conceptions, idées, remue-méninges: les germes des spectacles à venir sont là. Notre prochain rendez-vous aura lieu le 28 octobre: nous saurons si la fermeture des salles se prolonge ou non. D’ici là, inutile de jongler avec les calendriers: nous devons nous résigner à rester dans l’expectative.

Ne soyez pas abattus, amis artistes, cher public, citoyennes et citoyens. Restons vigilants. Ne laissons pas passer sous silence des horreurs mille fois pire que la fermeture des salles.

Toutes nos pensées les plus bouleversées et les plus solidaires se tournent vers nos amis et alliés autochtones qui vivent des heures terribles. Ce qui est arrivé à l’hôpital de Joliette est inadmissible. Un État de droit ne peut tolérer une telle inhumanité; et s’il fallait des preuves sordides de la présence du racisme systémique au sein de notre société, en voilà une. Joyce Echaquan, nous ne t’oublierons pas.

Ne plions pas l’échine, ou alors juste quelques secondes, le temps de nous relever. Car nous sommes capables de resurgir, peut-être là où l’on ne nous attend pas. La résistance n’est pas affaire de conquête: elle est combat de maquis, ponctuée d’offensives et de retraites. Nous enfonçons le dard, puis nous le retirons. Ne reste que la blessure. Le théâtre ferme mais ne se rend pas.


Olivier Kemeid
Directeur artistique du Théâtre de Quat’Sous
 
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Pour une sortie au théâtre en toute sécurité

Mesures de protection adoptées par le Théâtre de Quat’Sous et élaborées selon les directives de la Santé publique

 

Nous avons très hâte de vous retrouver en nos murs ! Afin d’assurer un retour au Théâtre de Quat’Sous en toute sécurité aux spectateurs·trices, aux artistes, ainsi qu’à notre personnel, nous vous invitons à prendre le temps de lire les mesures sanitaires qui sont en vigueur au Quat’Sous cet automne.

 

→ Guide des mesures de protection - Télécharger le PDF

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→ Comme tous les autres théâtres, Le Théâtre de Quat'Sous a été durement affecté par la fermeture des salles de spectacles et voit ses revenus durement compromis par la réduction de sa capacité d’accueil. Pour poursuivre sa mission, demeurer proche de son public et garder à l'emploi de nombreux artistes et travailleurs culturels, la compagnie prend d’énormes risques financiers. Parce qu’il lui sera impossible de maintenir cette situation sur une longue période, Le Théâtre de Quat'Sous ne s’est pas engagé au-delà de décembre 2020. Sachant que le Ministère de la Culture et des Communications du Québec et Patrimoine Canada planchent sur des mesures d’aide salvatrices pour le milieu du théâtre, l’équipe du Théâtre de Quat'Sous a bon espoir de pouvoir poursuivre la relance en 2021 avec le soutien des gouvernements et du public.