À quelle heure on meurt

14 avril → 9 mai 2020

Une production du Théâtre des Fonds de Tiroirs en codiffusion avec le Théâtre de Quat’Sous

La direction générale du TFT est assumée par Julie Marie Bourgeois et Frédéric Dubois.

Collage Martin Faucher d’après l’œuvre de Réjean Ducharme
Mise en scène Frédéric Dubois
Assistance a la mise en scène Emmanuelle Nappert
Avec Gilles Renaud et Louise Turcot
Décor Anick La Bissonnière
Lumières Renaud Pettigrew
Costumes Linda Brunelle
Conception sonore Pascal Robitaille
Direction de production Cynthia Bouchard Gosselin
Dramaturge Evelyne Londei-Shortall

Théâtre des Fonds de Tiroir

Activités parallèles

Les discussions | À quelle heure on meurt | Découvrez la saison

Discussion avec le public

Mardi 21 avril 2020
Après la représentation

Curieux, passionnés ou timides, vous êtes attendus juste après la représentation pour converser avec Olivier Kemeid et les artistes de la pièce à laquelle vous venez d’assister. Découvrez les anecdotes, mystères et réflexions qui ont jalonné le parcours créatif du spectacle.

Les 5 à 7 du vendredi | À quelle heure on meurt | Découvrez la saison

Les 5 à 7 du vendredi

Tous les vendredis, les soirs de représentations

Dans l’ambiance d’un 5 à 7 bien décontracté, célébrez la fin de la semaine et échangez avec artistes, amis et collègues à la bonne franquette. Et si l’esprit est vif et aiguisé, mais que le ventre est vide, l’équipe du Quat’Sous vous propose quelques petites gourmandises à grignoter.

Mille Milles et Châteaugué sont deux adolescents qui s’enferment dans un appartement à Montréal pour résister à la barbarie du temps qui passe. Ensemble, ils prévoient se « branle-basser » pour ne pas abdiquer à la bêtise du monde des adultes qui aplatit l’imaginaire, la lucidité, ne pas plier devant « ceux qui cherchent à s’enraciner pour toujours ». Pour ce faire, ils jouent à jouer, chantent, lisent Nelligan et le bottin, fument, mangent des oranges et tranquillement, glissent vers un abîme qui les séparera. Le temps les rattrape et la réalité du monde qui les entoure — avec parfois ses pulsions les plus primaires — crée entre eux un gouffre insurmontable. Alors, toute la poésie de la célébration de la vie et de la mort se marie et, comme dans toute l’œuvre de l’auteur, nous laisse avec une impression d’inachevée et surtout, de inachevable.

Réjean Ducharme nous a quittés, tout juste un an après la femme et muse de sa vie, Madame Claire Richard. Reclus, ils ont donné l’impression d’avoir vécu comme les personnages imaginés dans son œuvre ou, qui sait ? d’en avoir été la principale inspiration.

Cela, on ne le saura jamais vraiment.

Leur vie qui de l’extérieur semble légendaire, romantique, révoltée est à jamais mythique, irrésolue et mystérieuse.

C’est ce qui guide notre production en chantier : rêver ce qui, peut-être, a été la propre trame narrative du binôme Ducharme et Richard à travers les mots de Mille Milles, Châteaugué, André, Nicole, Rodrigue, Chimène, Bérénice, Christian, Roger, Sophie, Bottom, Juba et les autres.