Épisode 3

Franchir les barbelés

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1 commentaire sur Épisode 3

  1. J’ai assisté à la représentation des Barbelés le samedi 29 septembre 2018 à 16 h. Bien entendu, j’étais curieuse d’entendre le texte d’Annick Lefebvre, dont la pièce J’accuse avait déjà beaucoup fait parler d’elle. J’ai découvert dans le texte des Barbelés (très bien rendu par la comédienne Marie-Ève Milot) des préoccupations à la fois universelles et particulières de la nouvelle génération : l’urgence de prendre la parole, la frustration qu’entraîne l’obligation de se taire ou de se conformer aux valeurs des générations qui l’ont précédée; l’angoisse d’être rejeté par le reste de la société et l’urgence de s’exprimer pour exister. La nouvelle génération a ceci de particulier qu’elle est plus perméable aux enjeux internationaux; les barbelés ne sont pas une réalité très présentes au Québec ou au Canada, mais ils le deviennent en raison de la porosité des frontières entre les pays et du déplacement beaucoup plus important des personnes d’un continent à l’autre. Après la représentation, je me suis demandé ce que signifiait ces barbelés pour Anick Lefebvre. En réfléchissant un peu, j’ai conclu qu’ils étaient le symbole de l’angoisse qui naît de la peur d’être rejeté par la société. En principe, la société est maintenant beaucoup plus ouverte aux différentes façons de vivre, mais l’est-elle vraiment? Et si on ne peut pas parler de politique, de religion ou de sexualité, de quoi d’autre peut-on parler? Bonnes questions!

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